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S’il y a des indicateurs Google Ads qui mettent tout le monde d’accord et sont difficilement discutables, le score d’optimisation, lui, demeure un éternel point d’interrogation pour bon nombre d’annonceurs.
Cette jauge que Google met bien en évidence, histoire de vous faire comprendre que “vous pourriez faire mieux”, est-elle un véritable KPI stratégique ou un simple outil de persuasion made in Google ? Spoiler : un peu des deux.

Le taux d’optimisation est visible dans 100% des comptes Google Ads, il est affiché automatiquement dans le menu “Recommandations” et propose, comme son nom le suggère, des conseils « automatiques » pour améliorer l’optimisation de votre compte selon les guidelines Google. Ce score, exprimé en pourcentage, se base uniquement sur des critères techniques duplicables pour n’importe quel compte Google Ads MAIS ne tient pas compte des objectifs et problématiques ou stratégies « terrain » des annonceurs. À prendre donc avec de la hauteur, notamment avec votre agence qui a le recul nécessaire pour critiquer objectivement les différents conseils automatiques délivrés par l’outil.

Exemple de message visible depuis l’interface d’un compte Google Ads

Qu’est ce que le score d’optimisation Google Ads ?

Ne vous méprenez pas, le quality score et le score d’optimisation sont deux outils différents. Le quality score, déployé en 2005 sur la plateforme Google, nous permet de mieux travailler la pertinence de nos mots-clés. Une note sur 10 qui, en moins de 20 ans, est passée d’outil révolutionnaire à désuet (merci l’automation et l’IA). Le score d’optimisation quant à lui, prend un peu plus de hauteur et mesure le potentiel d’un compte Google Ads, en ne se basant que sur les configurations de ce dernier. Il est important car il est pris en compte par Google pour l’affichage sur la SERP.

Officiellement, le score d’optimisation est là pour vous aider à identifier des opportunités d’amélioration. Et soyons honnêtes : sur un compte peu travaillé, il peut être très utile.

Si vous êtes débutant, il permet par exemple de :

  • Repérer des campagnes sans extensions,
  • Corriger les erreurs dans les composants/annonces/liens annexes,
  • Identifier des mots-clés trop limités,
  • Corriger le suivi des conversions,
  • Détecter des stratégies d’enchères inadaptées,
  • Améliorer la couverture ou le volume.

Dans ce contexte, le score est un bon garde-fou.

Pour simplifier la chose :

  • 100% : vous appliquez toutes les recommandations
  • 80% : vous en appliquez la majorité (notre recommandation minimale chez CyberCité pour s’assurer un bon taux d’impressions !)
  • 50% : Google commence à lever un sourcil inquiet

Sur le papier, c’est simple : plus le score est élevé, plus votre compte est “bien optimisé”. Dans la vraie vie… c’est un peu plus subtil.

Petit florilège des recommandations automatiques que l’on peut retrouver sur Google Ads

Chaque thématique aborde les sujets prioritaires et connus pour mener à bien l’optimisation d’un compte Google Ads.

Enchères et budgets :

  • Ajustements des budgets pour ne pas manquer certaines opportunités (on précise bien entendu de rester critique, notamment si Google recommande de passer un budget journalier de 30€ à 150€/jour, ou quand il estime un certain impact sur votre ROAS/CPA en cas de hausse…)
  • Passage aux stratégies d’enchères intelligentes comme “Maximiser les conversions”, “Définir un CPA Cible” ou “Définir un ROAS Cible”

Mots clés et ciblage :

  • Ajout de nouveaux mots-clés
  • Suppression de mots-clés redondants ou conflictuels
  • Import des listes clients pour le ciblage (la data first-party c’est la vie !)

Annonces et composants (oui, on ne dit plus extensions c’est has been) :

  • Ajout des liens annexes à vos annonces (6 minimum pour optimiser votre diffusion)
  • Ajout d’images à vos annonces (pour optimiser votre CTR)
  • Configuration de plusieurs versions d’annonces
  • Utilisation des adgroups DSA (Dynamic Search Ads) ? (Là encore, la DSA est très dépendante de vos optimisations SEO.)

Principes essentiels de l’IA :

  • Ajout de mots clés en requête large, (à utiliser avec parcimonie et en complément d’une bonne liste d’exclusion, sinon gare à la catastrophe dans vos termes de recherche !)
  • Activation de AI Max sur le Réseau de Recherche pour aller chercher du volume (même combat, on s’arme d’une liste d’exclusion en béton et on fait des A/B test !)
  • Utilisation de l’IA pour la génération d’assets créatifs : visuels, vidéos via l’Asset Studio Google

Le CyberTip : fonctionnalité intéressante sur un compte avec un historique suffisamment solide, mais évitez de lancer des tests sans aucun recul ou sur des comptes niches.

Mesure :

  • Association d’une chaîne YouTube à Google Ads pour diffuser des annonces auprès des utilisateurs qui interagissent avec votre chaîne

Comme vous pouvez le constater cet outil sert l’intérêt de tous pour garantir un certain niveau de qualité de gestion. Grâce à ce taux d’optimisation mis à jour très régulièrement, nous pouvons vite nous rendre compte de la qualité de paramétrage d’un compte.

Les RAA : Recommandations Automatiquement Appliquées, amies ou ennemies ?

Les recommandations automatiquement appliquées (RAA) sont des optimisations que Google Ads peut mettre en place tout seul, sans validation manuelle si l’option est activée sur votre compte.

Quand Google ne se contente plus de suggérer, il agit !

Pour aller dans les RAA, rendez-vous dans le menu > Recommandations > Paramètres d’application automatique > Gérer

Concrètement, Google peut, par exemple, ajuster vos stratégies d’enchères, élargir le ciblage, ajouter ou supprimer des mots-clés… Tout cela… en autonomie !
Si cette fonctionnalité est initialement conçue pour faire gagner du temps et optimiser les performances de vos campagnes, elles se valent rarement toutes entre elles.

Retenez qu’en laissant activées certaines recommandations automatiques, vous courrez le risque de laisser le choix à l’algorithme de supprimer certains de vos mots-clés stratégiques, ou encore d’aller à l’encontre de votre stratégie.

Parmi les 22 recommandations, voici quelques exemples de RAA que CyberCité vous recommande d’aborder avec beaucoup de prudence (attention, terrain glissant !) :

  • Passage automatique en requête large (sans prévenir, ça risque de vous faire tout drôle dans vos termes de recherche)
  • Modification de stratégies d’enchères (peut avoir des impacts très forts, vérifiez si ce type de changement est en accord avec vos objectifs)
  • Suppression de mots-clés redondants (risque de suppression de mots-clés phares pour votre business)
  • Ajout de nouveaux mots-clés ou d’annonces
  • Augmentation ou redistribution de budgets

À l’inverse, d’autres peuvent s’avérer utiles et sans risque majeur sur votre business :

  • Suppression des mots-clés à exclure conflictuels (vous achetez ou vous excluez ? Il faut choisir sinon Google le fait pour vous !)
  • Utilisation de la rotation optimisée des annonces pour laisser Google diffuser les plus performantes
  • Utilisation du “ciblage optimisé” pour toucher de nouvelles audiences
  • Mise à jour du suivi des conversions

En résumé : automatiser, oui – déléguer aveuglément, non.

Alors finalement, on vise le 100% ou pas ?

Viser 100 % de taux d’optimisation est rarement un objectif pertinent.

La méthode de calcul est binaire et ne prend pas en compte vos actualités métiers, vos enjeux ou même vos envies de défier l’algorithme (ce qu’on adore) !

Par exemple, si vous n’êtes pas e-commerçant et que votre business digital est basé sur la génération de leads, vous ne pouvez donc pas communiquer sur des prix, et cela « affectera » votre taux d’optimisation ! Heureusement seule votre note sera affectée, pas votre diffusion. Mais il n’en reste que vous verrez une note dégradée au regard de la qualité réelle de l’optimisation de votre compte Google Ads.

En bref, un bon compte Google Ads n’est pas un compte qui dit oui à tout à Google, c’est un compte qui dit oui quand ça a du sens.
Le taux d’optimisation Google Ads n’est ni un ennemi, ni un objectif absolu.
C’est un outil d’aide à la décision, à condition de : comprendre ce qu’il mesure réellement, savoir quand l’écouter, et surtout quand l’ignorer.

Au besoin, vous pouvez ignorer les recommandations qui ne s’appliquent pas à votre métier. Elles seront « ignorées » du front de la plateforme mais cela fera augmenter votre score d’optimisation.


Écrit par Maureen Duffait,
Cheffe de projets SEA/Média

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